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Catrin /¤/en constructionjardin de constellations
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(des forums à vivre ou à lire)
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August 22 (ne pleure comme si ) toute l'eau partie, l'amour tout
\catrin\photo\malbaie\fossiles ne pleure comme si toute l'eau partie l'amour tout au roc assoupie et les cheveux de mer tout m'enroule dans longuement dormir tes songes anse aux bras blancs si doux loin par mourir lente des souffles des danses fleurent et s'ondulent les algues les polypes t'en souvient-il leur rut bal des laitences volutes et pour toi seule, mer.
August 20 les espaces entre moiet entre les espaces et
la séparation le coeur
la pensée - des eaux
ce qui me compose
des flux
continument remontés
par faisceaux longs
en tissages de mémoire
entrelacement infimes fluides
espacement recommencés
par ce geste
le même
(ce même geste)
assis
posés
espacer des atomes
proches
dans une élongation très pure
un collier numineux
au chant de la méduse
vibre
dans ton aura
rien ne sera jamais plus pareil
August 19 (ne pleure pas) comme si les espacescomme si les espaces étaient inutiles
comme l'espace entre les côtes l'espace entre tes bras
comme si celui qui sépare tes yeux ou
une rive de l'autre, ta rive ma rive
nous arrive de si loin parce que
la respiration s'étire s'envole ou s'écoute
qu'en sais-tu de la nécéssité de cet espace
entre moi, moi et le monde et moi
la séparation entre le coeur la pensée
comme entre la mer par grandes bordées
c'est pour mieux submerger mes continents
mon espace à s'étendre entre des sphères
atomes poussières rêves planètes ou lunes
qu'en sais-tu si les espaces ne manquent
comme ce qui manque à comprendre à aimer
ce qui est à juste respirer par les yeux même
parce que tout le reste a été dévoré comme
tout ce que tu ne te donnes pas par manque
manque de temps par manque d'amplitude
de compréhension des espaces et de leurs espaces
à savoir cet espace oui celui-là particulièrement
celui que tu voudrais me refuser
parce que
que ferais-tu
quand
il n'y aurait plus
d'espace
par ta faute
tout collé
d'étranglement a ressembler
très vite trop pressé comme tous
à nos villes qui s'étouffent nous empilent
en écrasant la terre la forêt les bêtes belles
sauvages libres comme folle nature
à juste vivre d'espace
et sinon que serais-tu
August 13 ne pleure pascomme si les icebergs pouvaient exister sans la mer
quand tu respires
au fond de la lumière
les falaises s'endorment je demande
la couleur
des baisers
où le jour incarne sa pâleur
des stigmates
à même ton corps je guette
des forêts
liquides
un cercle de loups
August 04 jusqu'au soirI
le jeu des éponges te requiert
comme le jour passe
les mains
la bouche
ouverte
la mort s'embrasse ainsi
II
il n'y a pas de chemin
entre la pente
les arbres
où les pluies mordent
lentes
une promesse
il n'y aura qu'un seul matin
jusqu'au soir de ta maison
III
malgré nous
les pierres
feux et poussées
est-il quelque choix
nos résistances
contre
nous arrivons
toutes les réponses
n'ont pas tes mains
- texte offert en lecture le 30 juillet 2008
dans le cadre de la soirée Solovox organisée par Éric Roger
- merci Éric
July 30 en lecture ce soir à Solovoxquelques pages de Les ailes closes
tirées de la première section
ou la dernière
selon la configuration des fronts
et une bouchée de dessert
si on est sage July 16 quelqu'en soit la naturequelque soit la pluie
quelqu'en soit la nature
pierre
eau
terre
magma
barbaque
même une pluie d'anges
au retour
du renversement du monde
j'en prendrai plein la gueule
quand tu reviendras de tes cendres
July 07 toute la pluieje prendrai toute la pluie
les déluges tous pour noyer tes chagrins je serai patiente jusqu'a l'assèchement serein jusqu'à ce que tu puisses voir ce que tu n'avais jamais vu je prendrai toute la pluie toute la pluie des mémoires
ses jardins anciens oui sur le Mont là-bas
comme l'arche plantée si haut
comme des dérives lentes et parfaites
dans le calme si parfaitement calme après
des tempêtes nos éclats nucléaires
nos laideurs
que de lèpres sur un rêve - monde
souvenirs de ses jardins
suspendus
te souviens-tu
de livres brûlés
de peuples massacrés
les terrasses
les allées où le sang coulait
huileux
les mondes
où des mirages
s'ouvrent
entre-eux et se fendent
à l'orbe s'effritent et disputent aux astres
des désastres de nébuleuses des chocs
de constellations
des ruptures de champs magnétiques
entends la fracture et la collision
écoute le Sagittaire
dans la mire et l'axe
les soleils se fracassent
dans ce ciel
et sous tes pieds
quand la terre pleure ton monde
je prendrai toute la pluie
les cyclones
tornades dans l'angle des changements
des épices comme des amorces
pour pimenter la chaudrée
des possibles qui mijotent doucement
si doucement dans le calme parfaitement calme
de cette pluie qui ne finit pas
comme des mains caressent fidèles
le front de l'enfant fièvreux
comme des lèvres embrassent
tristes
paisibles
les mourants
je prendrai toute la pluie
le long des côtes de ce corps
dans le tremblement de ton église
contre ton coeur
le long des côtes de l'autre continent
le long des berges ou d'autres lèvres
l'élongation des termes qu'une mer ou son absence ferme
dans ce silence que tu ne reconnais pas
dans cet espace qui n'existe plus que
sous le lit des fontaines de naphte
au creux du rugissement même des lames de lave
dans le rêve d'un autre monde
même
droite volontaire je prendrai toute la pluie
les déluges tous pour noyer tes chagrins je serai patiente devant tes yeux droite toute je prendrai toute la pluie
jusqu'à toi mon amour
June 23 mon petitmon petit
les anges
sont tous partis
se battre pour un autre ciel
tu ne voulais pas assez fort
ta vie
mon petit
il reste la grisaille des murs
comme des rêves en cendre
des escaliers pour nulle part
tu ne voulais pas assez fort
ma vie
mon petit
les anges sont repartis
ils vont attendre longtemps
avant de revenir
ils vont attendre
que nous ayons finis de mourir
à forceà force tu bois l'ombre
manges son pain
suces ses fruits
comme autrefois le miel des figues
à force tu te saoûles
de merde de vomissures
que tu répends partout en disant
c'est la faute des autres
à force tu cries
rageur
des vociférations colériques
des accusations morbides à force
à force de s'impreigner des noiceurs
Ô ce néant que tu berces, mon amour
à force de coulures de pétrol et de suie ourlant
ton regard
tes yeux rêvent du noir à force
à force de barbouiller ta bouche tes lèvres
trempent dans l'horreur ta parole
ne vas pas croire que nous aurions épongé
crimes, souillures et autres opprobes
qu'ainsi la mort pourrait s'appuyer
sur une épaule
et nous reposer
tu rêves
il n'y a rien à faire pour laver l'ordure
sauf attendre
le monde après le déluge
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lieux offerts - traces et regards
vous, aimés du silence, je cherche vos chemins, lieux, respirations et buées
traces de doigts
Merci de votre visite ! en voici de pleins paniers
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