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Catrin /¤/en construction

jardin de constellations
vous, aimés du silence, je cherche vos chemins, lieux, respirations et buées
(des forums à vivre ou à lire)
November 09

ravages ( essai )

 
 
 
 
 
c'est dans l'effritement et sa lenteur d'arme que glisse et chuinte
une presque tristesse ou un ombrage à allongement des signes
une vasque au miroir tremblant  soudain entre grises griffures
qu'illuminent changeantes un balancement souples pervenches
 
d'entre les lèvres bleuies ne pâlissent nulle plainte que les ramures
brillantes de l'éclat fugace mais certain d'un roulement d'encolure
et comme la bête s'étire et plonge au remuant ébroué des ondes
s'élabore l'entonnement se murmure la charge pleine des nuées
 
gronde tremble alors l'étendue que sauvages des ruts ravagent
à l'enjambement s'ouvre et suspend à l'instant le saut du jour
l'arbre couché ne relève son corps roué des fouets et morsures
mille saisons acourent vêtues d'élythres de fougères et de cristal
 
que dessous le brun et fauve manteau aux si rouges tavelures
des hanches blanches à la mattité de craie ruse une voix liquide
ainsi la miryade envolée que pareille à des grappes oranges
vrombissent ténus lointains ramages saluent d'un dernier stridule
 
un sillon invisible trace aux ventres chauds et fumants des fourrures
où les pluies de bois et de velours laissent pantelantes des jeunesses
des écumes et des ors dansantes comme promesses belles d'amours
les jours vaincus des champs de lames aux trop mortelles étreintes
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
November 08

juste avant l'hiver

 
 
 
en chaque pétale demeure un tressaillement offert par la brise
demeure la sève bue à même le sol où tu marches offert 
à cette brise embrassant des soies et tes soifs que rien n'abuse
ni embrasement de ciel ou brasier cuisant d'un baiser mais
demeure offert au tressaillement du soir où mon sourire persiste
 
 
 
 
 
 
November 07

musique atonale \ 12

* irréversible
 
 
 
 
les veines sont des pièges à loups
 
un vertige
 
les os tendent les oiseaux s'ouvrent dans la poitrine
 
 
 
refuge
    l'iris une église
 
 
 
le geste juste et
je trouve mes mains pleines de forêts
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

musique atonale \ 11

 
 
* l'invisible
 
 
 
revenir est ce gravir de flanc de montagne si loin
rebours ce même penchement d'efforts
quelqu'impalpable tiraille un centre mais lequel
 
dos à moi
je glisse
dans ma chair
couche tout l'espace
le sang
m'engloutit
plombé
et ce coeur
c'est si lourd
 
 
 
 
 
 
 
 
 
October 24

- respire encore (entre musique et forêts)

 
 
 
- tous les atomes de l'univers tiennent dans un dé à coudre
Hawking
 
 
 
 
 
 
 
il y aura ce moment que tu attends
la voix parlait tu ne sais où te souviens de te souvenir il y aura ce moment
plus loin le ciel que tu regardes dans la nuit ta nuit plus loin que
il n'y a pas de ciel
 
bleu
la couleur de se souvenir qui t'appelle bleu
ni eau ni vent ni rien n'arrête ce mouvement
l'aspiration que tu respires quelques secondes
quelques secondes un rêve 
ce plongeon
semblent une éternité quelques secondes
 
 
 
 
 
 
 
 
étends la main
chaque fois tu touches ce ciel du ciel qui n'existe que
parce que tu étends la main vers
 
l'étendue l'infime au travers le rêve même
des particules
d'où viennent les rêves
les particules
et ce moment d'où vient-il
d'où viens-tu en ce chemin de sel et de lumière
 
de sel et de lumière et de cette lumière et combien de fois
dans combien de corps
as-tu étendu ce qu'est ta main
en traversant
alors que te respire la lenteur
des étendues
combien
de souvenirs laisses-tu entendre de ce moment
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
l'espacement est-il cette respiration inattendue que ton geste suspend dans l'ouverte transparence
est-ce ce resplendissement
ce qui t'appelle au milieu de ce corps de corps
au milieu de ce que tu appelles à rejoindre comme on veut rejoindre l'autre main
une expansion un souffle lancé pour tout traverser et ouvrir
 
des espaces
encore tout ce que tu n'approches
et pourtant tout cela s'approche
dans la parfaite lenteur d'un souffle dont tu es
il y aura ce moment de te souvenir
tu attends depuis des corps et les corps de tes corps
il y aura ce moment  - respire encore, amour, respire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
October 16

tu es une forêt (autre)

 
 
 
 
 
ajouré pareillement l'anse un poignet de lente lumière
à s'ouvrir tendre une veine où rien ne fuit ni d'ombre
ce silence dont nul ne revient sans revenir
l'entrée de la source
d'âme l'arbre
 
 
 
 
 
autrefois il y avait ces décombres tu en parles toujours humide des bris
 
chaque minute tu embrassais la cité son métal et la mort t'attend encore
 
 
 
 
 
ramages futaies mauvissantes entre tes grands bois moirés des sèves
et des ors dans parfaitement parfaire l'élan des écorces jusqu'à
s'enlacer verts et cette transparence
des fleurs à tes bouches sonores
où tout nous transpire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

musique atonale / 10

 
 
* palettes à 400
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
I
 
dégager dégage
la poitrine
             l'espace autour du coeur
 
 
 
 
 
 
 
il n'y a que le centre
le tien
le mien
tous les centres centrés des cercles
nos cibles où danser la mer
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
II
 
m'appelle, ne sais 
d'où
qui
n'ai de nom
pas de lieu
                     d'être
 
 
 
 
 
 
 
images d'Italie n'y ai jamais mis les pieds. odeur de ta peau jamais touchée. tout. le rêve de. toi loin toi, loin. une tresse longue. longue ma mère disparue. la pleine nuit. la maison. laquelle. une porte verte. une main d'homme immense. main chaude un peu rousse la senteur forte du tabac brun la paille une barbe. un son peut-être grave. la chanson pour dormir la chanson pour dormir pour dormir la chanson
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
III
 
d'eau or e s p a c e m e n t la brûle dire
ni soif juste
lumière d'ombre lum
reste
       ste                            c'est l é g e r
                                    étrange
 
peur de quoi, tu dis ?
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
il n'y a pas de vrai choc n'y a
de cri ni rien     sortir
sortir de l'Eau l'eau de retourne
à la mer                          qui m'arrache?
iuq ehcarra'm
les écrans des mensonges tu triches
avec mon coeur tu triches toujours avec mon
rends-moi mon
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
suis  
            
        j
 
 
 
 
 
 
 
October 12

musique atonale

9
 
 
*5cc d'adrénaline
 
 
 
 
 
 
un rien d'espacement
entre le corps
et le corps
 
 
 
 
c'est froid du métal froid dans
         le coeur ?
 
la mer 
la mer les grands cercles des fleurs de chairs pulsantes palpent et avalent la vie le plancton
les cétacés brouttent avalent la mer toute lavée des glaces qui glissaient entre
deux pôles la mer montée haute avale le monde les îles Venise sous les yeux tranquiles des clypéastres
des pierres d'Histoire une nouvelle Atlantide nous
la mer le monde la mer surtout
 
 
 
la douleur de soudain le choc la lumière brûle tout l'air brûle
dans la couleur brûle de qu'est-ce que le coeur déjà ?
 
 
 
 
à revenir de toi les yeux ouvrent
 
 
 
 
 
 
 
October 05

musique atonale - (poursuite)

8
 
* arrêt cardiaque
 
 
 
 
 
 
 
 
 
seule l'immobilité étonne
 
 
des flots d'images de sens retournés l'allure l'envers te souviens de tu 
des filtres des grands jours tirés clos les mains devant les yeux les cheveux de femmes l'odeur filtre
des étroitesses l'étranglement fulgure ici
juste ici
 
 
 
calme
soudain
la couleur de calme soudain
 
 
 
tes rivières
fer
particules
 
plus rien
que ce que tu franchis
 
 
 
 
noir
 
n'existe sans ta lumière
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
October 02

- automnale & forêt (autre musique)

 
 
 
 
 
tu es une forêt






est-il encore
ce refuge
large balancement de cimes

entrelacs
frondaisons
et l'appel des écorces

ce qu'un métal démembre




bientôt le lièvre sera blanc
ou mort

mais j'attends le ravage des cerfs


 
 
 
 
 
 
 
*
 
 
 
 
 
 
 
 
 
recommence
ta forêt recommence




d'abord tu planteras son espace
comme mille fois le corps de ton corps d'espace
plante ton regard
il faut penser que les heures ne poussent
ni ne sonnent encore
et qu'elles ne sont que ces grappes
qui contraignent plus le fruit que le ciel




signe avec ta bouche




dans l'espacement d'ouvrir tous les bras de mer
les mains pleines de sang et de miel
les yeux plongent
ce prolongement de gestes que tu sèmes


comme mille fois l'espace dans le corps de ton corps
et le rêve que tu n'as pas encore fait
tous les corps d'arbres et de naufrages s'accorderont
aux mouvements de glisse où d'espacement en espace de corps
tu ouvriras leurs sols cachés et même entre eux
ils parleront pour que tu asseoies l'idée et la remettes sous le soc

des plantées longues de pierres comme des maisons
et puis celle du quartz en ruisseaux colorés
juste au milieu de tes poitrines
là où tu caches
des mains d'enfances où il n'y avait jamais assez
d'heures à jouer aux camions
ni assez de confiture pour ton sourire



signe avec tes yeux



ça rend les paumes un peu vertes ce mouvement
qui se rouvre et referme le mal dans l'escart d'où il vient
mais surtout c'est les yeux qui passent au travers
comme d'une saignée hagarde en robe à fleurs
transparente dans la mer d'arbres

ne pense pas l'heure ou l'autre ni rien
non ni rien que le mouvement que tu commences vif
à recommencer ta forêt recommence



signe ta forêt
recommence
signe avec tes lèvres  






 
 
 
 
 
 
 
lenteur d'immersion et diverses mesures
Photo 1 of 12
en voici de pleins paniers

Catrin G.

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YOU WILL ADAPT(7of9/Voyager)
&
THERE IS NO SPOON(The Matrix)
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Fleur de maiwrote:
 
À toi Catrin,
 
je veux juste dire
que la profondeur de ton univers m'émeut, vraiment.
Toute une constellation.
Tout un monde autour de toi.
 
Alors touchée, coulée.
J'y reviendrai souvent.
Tu as vraiment la brillance d'une étoile...
Vers l'infini et plus loin encore...

Moi, juste moi, petite poussière quelque part dans l'univers

May 24