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    October 24

    - respire encore (entre musique et forêts)

     
     
     
    - tous les atomes de l'univers tiennent dans un dé à coudre
    Hawking
     
     
     
     
     
     
     
    il y aura ce moment que tu attends
    la voix parlait tu ne sais où te souviens de te souvenir il y aura ce moment
    plus loin le ciel que tu regardes dans la nuit ta nuit plus loin que
    il n'y a pas de ciel
     
    bleu
    la couleur de se souvenir qui t'appelle bleu
    ni eau ni vent ni rien n'arrête ce mouvement
    l'aspiration que tu respires quelques secondes
    quelques secondes un rêve 
    ce plongeon
    semblent une éternité quelques secondes
     
     
     
     
     
     
     
     
    étends la main
    chaque fois tu touches ce ciel du ciel qui n'existe que
    parce que tu étends la main vers
     
    l'étendue l'infime au travers le rêve même
    des particules
    d'où viennent les rêves
    les particules
    et ce moment d'où vient-il
    d'où viens-tu en ce chemin de sel et de lumière
     
    de sel et de lumière et de cette lumière et combien de fois
    dans combien de corps
    as-tu étendu ce qu'est ta main
    en traversant
    alors que te respire la lenteur
    des étendues
    combien
    de souvenirs laisses-tu entendre de ce moment
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    l'espacement est-il cette respiration inattendue que ton geste suspend dans l'ouverte transparence
    est-ce ce resplendissement
    ce qui t'appelle au milieu de ce corps de corps
    au milieu de ce que tu appelles à rejoindre comme on veut rejoindre l'autre main
    une expansion un souffle lancé pour tout traverser et ouvrir
     
    des espaces
    encore tout ce que tu n'approches
    et pourtant tout cela s'approche
    dans la parfaite lenteur d'un souffle dont tu es
    il y aura ce moment de te souvenir
    tu attends depuis des corps et les corps de tes corps
    il y aura ce moment  - respire encore, amour, respire
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    October 16

    tu es une forêt (autre)

     
     
     
     
     
    ajouré pareillement l'anse un poignet de lente lumière
    à s'ouvrir tendre une veine où rien ne fuit ni d'ombre
    ce silence dont nul ne revient sans revenir
    l'entrée de la source
    d'âme l'arbre
     
     
     
     
     
    autrefois il y avait ces décombres tu en parles toujours humide des bris
     
    chaque minute tu embrassais la cité son métal et la mort t'attend encore
     
     
     
     
     
    ramages futaies mauvissantes entre tes grands bois moirés des sèves
    et des ors dans parfaitement parfaire l'élan des écorces jusqu'à
    s'enlacer verts et cette transparence
    des fleurs à tes bouches sonores
    où tout nous transpire
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    musique atonale / 10

     
     
    * palettes à 400
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    I
     
    dégager dégage
    la poitrine
                 l'espace autour du coeur
     
     
     
     
     
     
     
    il n'y a que le centre
    le tien
    le mien
    tous les centres centrés des cercles
    nos cibles où danser la mer
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    II
     
    m'appelle, ne sais 
    d'où
    qui
    n'ai de nom
    pas de lieu
                         d'être
     
     
     
     
     
     
     
    images d'Italie n'y ai jamais mis les pieds. odeur de ta peau jamais touchée. tout. le rêve de. toi loin toi, loin. une tresse longue. longue ma mère disparue. la pleine nuit. la maison. laquelle. une porte verte. une main d'homme immense. main chaude un peu rousse la senteur forte du tabac brun la paille une barbe. un son peut-être grave. la chanson pour dormir la chanson pour dormir pour dormir la chanson
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    III
     
    d'eau or e s p a c e m e n t la brûle dire
    ni soif juste
    lumière d'ombre lum
    reste
           ste                            c'est l é g e r
                                        étrange
     
    peur de quoi, tu dis ?
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    il n'y a pas de vrai choc n'y a
    de cri ni rien     sortir
    sortir de l'Eau l'eau de retourne
    à la mer                          qui m'arrache?
    iuq ehcarra'm
    les écrans des mensonges tu triches
    avec mon coeur tu triches toujours avec mon
    rends-moi mon
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    suis  
                
            j
     
     
     
     
     
     
     
    October 12

    musique atonale

    9
     
     
    *5cc d'adrénaline
     
     
     
     
     
     
    un rien d'espacement
    entre le corps
    et le corps
     
     
     
     
    c'est froid du métal froid dans
             le coeur ?
     
    la mer 
    la mer les grands cercles des fleurs de chairs pulsantes palpent et avalent la vie le plancton
    les cétacés brouttent avalent la mer toute lavée des glaces qui glissaient entre
    deux pôles la mer montée haute avale le monde les îles Venise sous les yeux tranquiles des clypéastres
    des pierres d'Histoire une nouvelle Atlantide nous
    la mer le monde la mer surtout
     
     
     
    la douleur de soudain le choc la lumière brûle tout l'air brûle
    dans la couleur brûle de qu'est-ce que le coeur déjà ?
     
     
     
     
    à revenir de toi les yeux ouvrent
     
     
     
     
     
     
     
    October 05

    musique atonale - (poursuite)

    8
     
    * arrêt cardiaque
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    seule l'immobilité étonne
     
     
    des flots d'images de sens retournés l'allure l'envers te souviens de tu 
    des filtres des grands jours tirés clos les mains devant les yeux les cheveux de femmes l'odeur filtre
    des étroitesses l'étranglement fulgure ici
    juste ici
     
     
     
    calme
    soudain
    la couleur de calme soudain
     
     
     
    tes rivières
    fer
    particules
     
    plus rien
    que ce que tu franchis
     
     
     
     
    noir
     
    n'existe sans ta lumière
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    October 02

    - automnale & forêt (autre musique)

     
     
     
     
     
    tu es une forêt






    est-il encore
    ce refuge
    large balancement de cimes

    entrelacs
    frondaisons
    et l'appel des écorces

    ce qu'un métal démembre




    bientôt le lièvre sera blanc
    ou mort

    mais j'attends le ravage des cerfs


     
     
     
     
     
     
     
    *
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    recommence
    ta forêt recommence




    d'abord tu planteras son espace
    comme mille fois le corps de ton corps d'espace
    plante ton regard
    il faut penser que les heures ne poussent
    ni ne sonnent encore
    et qu'elles ne sont que ces grappes
    qui contraignent plus le fruit que le ciel




    signe avec ta bouche




    dans l'espacement d'ouvrir tous les bras de mer
    les mains pleines de sang et de miel
    les yeux plongent
    ce prolongement de gestes que tu sèmes


    comme mille fois l'espace dans le corps de ton corps
    et le rêve que tu n'as pas encore fait
    tous les corps d'arbres et de naufrages s'accorderont
    aux mouvements de glisse où d'espacement en espace de corps
    tu ouvriras leurs sols cachés et même entre eux
    ils parleront pour que tu asseoies l'idée et la remettes sous le soc

    des plantées longues de pierres comme des maisons
    et puis celle du quartz en ruisseaux colorés
    juste au milieu de tes poitrines
    là où tu caches
    des mains d'enfances où il n'y avait jamais assez
    d'heures à jouer aux camions
    ni assez de confiture pour ton sourire



    signe avec tes yeux



    ça rend les paumes un peu vertes ce mouvement
    qui se rouvre et referme le mal dans l'escart d'où il vient
    mais surtout c'est les yeux qui passent au travers
    comme d'une saignée hagarde en robe à fleurs
    transparente dans la mer d'arbres

    ne pense pas l'heure ou l'autre ni rien
    non ni rien que le mouvement que tu commences vif
    à recommencer ta forêt recommence



    signe ta forêt
    recommence
    signe avec tes lèvres