Catrin's profileCatrin /¤/en constructio...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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April 21 l'ample (Déluge et Printemps)contre toute attente c'est aussi lent que la violence la plus intense une noyade de siècles et si longue que seuls les marques et raclements se restituent par remontées soudaines comme soudainement toute l'eau du monde a été bue plus qu'aspirée parce que nous buvons sans aspirations il aurait pu en être autrement de ce joug que nous éternisons ne savons-nous pas être hors supplice sans tyrannie obscènes nous repoussons ce qui est simple et beau par simplicité c'est contre toute attente par fonte immense l'amplitude même de ce mouvement de pôle par allègement de manière dégageante ainsi qu'une femme dégage sa taille ses épaules d'une emprise désagréable ainsi un monde se retourne il faudra conter à tes suivants et aux suivants de tes suivants cet enfantement d'abord il y a les eaux des débordements sans noms d'eaux sur les ossements du monde les citées colossales leurs échines artificielles des ponts des routes scarifiantes des eaux pour coucher les dents de verre et de métal des pôles à l'abordage des frontières et ni digues ni écluses rien ne pourra défaire retarder attendre retenir la charge rien tu verras le monde venir à lui April 17 le corps d'Hiver (arme déposée) arme déposée
Hiver s'était allongée
toute enroulée d'ours et d'harfangs
son rêve avait la forme d'une multitude de cristaux
pulsés aux vents
dans les anneaux des siècles
elle était revenue encore
fidèle à la sieste
April 14 quand tu blesses l'après-midi
il faut déposer les armes les racines les mangeront comme tes nécroses embrasseront par palmes verdissantes embrasse de lumière toute l'eau contenue le ciel s'abouche à ton coeur et à ton front la marque de ce siècle chiffonnages étranges peaux arbres que l'on jette pour un rien tes eaux abandonnées sans langue pour laper tendre l'espace que tu abrites
April 10 l'amplitude1
amplitude (ou visions sonores)
un geste incarne toute la nuit tu résides où les réponses s'enfantent je pense des ardoises roses en pentes les yeux d'un chat immenses les toits comme des escaliers pour monter tout le bleu aux yeux du ciel le son de tes pupilles mille fois mille fois plus 2
surtout demain
il faudrait encore pouvoir rêver
des chiens parmi les pieuvres
danse tentaculaire
des halos sanguignolants
ourlent la terre
de ces corps qu'on éventre
qu'on fend dans le silence des téléviseurs
ou les yeux clos
(garde les yeux clos)
il faudrait les lames souillées
les milliers de couteaux que tu caches dans tes joues
les sarbacanes sous ta langue
tes yeux révolvers
il faudrait leurs fouets
leurs claquements furibards
tout foutre dans la bouche d'un volcan
fondre à jamais
ou alors plus rien n'existe
plus rien
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nous
nous remontons le puits des colères
la bouche à feu
des milliards de fois
l'incarnation de Sisyphe et du terrible rocher
arriver au bord de l'oeil
l'insensée tâche il faut sortir
sortir
la tentation nous prend la manche le bras le corps
doucement doucement et hésitante
jusqu'à repousser fortement
(repousse ton regard)
des pierres éblouies
au bord des visions
polies d'impatiences
de fautes
l'inavouable ou l'indicible
il faut déborder
simplement
tout tombe
à moins d'être allé
au fond des choses
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tu sais qu'ils crieront
avoir attendu avoir
par frictions
chauffé le puits
rendu les pierres liquides
le renversement du chaudron
évolutionne
la cuisson révèle Ardante la rebelle
à recuire le monde avec passion car
tout n'est qu'incandescence
et lumière
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