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    May 06

    l'incertain d'une musique

     
    *
     
    mon i
    te soutient-il
     
    toujours
    me saigne
    comme si regarder les vagues efface l'esprit
    pour se mieux fuir
    entre les milliers de reflets qu'on invente
    - quand nous marchons    mon ange
    ces effusions où nous marchons
    aspirent
     
    l'absurde se mord
    à l'os aspire
    entre tous les jours leur cuisance 
     
    très lentement
    entre
     
    tes eaux
     
    s'épuisent      lentement
    singularisent
    mon propre regard
     sentie
    une lumière neuve
    se ronge
    à mourir un mal vétuste
    dans une coulée l'ombre
    m'élève
    transforme
    cristaux diaprés
          luisant métal
     
    enduis-moi
    et brûle la lumière des hommes
     
     
     
     
            
     

    April 27

    une certaine musique

     
     
     
    *brûler est la lumière des hommes*
     
     
    enduis-moi
    de métal
              luisant
    de cristaux diaprés
    transforment
    m'élèvent
     
    dans une coulée d'ombre
    un mal vétuste
    se ronge à mourir
    bientôt une lumière neuve
    sentie
    singularise mon propre regard
     
    île s'épuise      lentement
    entre tes eaux
     
     
    très lentement
    entre tous les jours leur cuisance 
    l'absurde se mord à l'os aspire
    aspire encore
    ces effusions où nous marchons
    - quand nous marchons...mon ange
    entre les milliers de reflets qu'on aura inventé
    pour se mieux fuir
    comme si regarder les vagues effaçait l'esprit
    me saigne
     
    mon i te soutient-il toujours
     
     
     
     
     
    April 14

    qu'attends-tu

     
     
     
     
    nous attendons
    nous attendons mais
    sans impatience
    le tissage tres serré d'une attente
    si particulière qu'elle seule nous tient
    toujours
    toujours la même
    jour apres jour
    nous attendons
    (oui, je - et je te souris)
    nous attendons dans la necessaire attente, le desir, l'impossible
    tournés vers, tendu dans le sens de
    ce rêve
     
    la morsure bénie
    (oui, tu - et je te souris aussi)
    oui, la morsure finale, l'amour
    vrai de vivre que l'on sent s'éteindre comme
    on etreignait autrefois dans les adieux les aurevoirs
    le coeur à l'étroit
     
    toucher la vie
     
    n'est-ce qu'en mourrant
     
     
    (-comme Hiver embrasse la belle Été )
     
    March 16

    petit rappel

    petit rappel et précisions sur le spectacle du 22 mars 2009
     
    l'adresse de l'Aquarium café/bar est le 2923 rue Masson
     
    à Montréal, Qc
    March 10

    invitation

    Martin Pierre LaPierre

    Et

    l’Aquarium café/bar

    Présentent

     

    Poésie et Chanson

     

     

    Le 22 mars 2009 à l’Aquarium café/bar

    À 19h30, entrée libre

     

    Avec en vedette :

     

    Éric Roger

    Meb

    Ginette Desmarais

    Shawn Cotton

    Benoit Robert et Focus Aléatoire

    Catrine Godin

     

    Et le

    Micro ouvert

     

    Vous êtes tous invités à y participer, vous n’avez qu’à vous inscrire à l’avance

     ou lors de la soirée du 22 mars

     

    February 13

    (sans titre obligatoir)

     
     
    n'incarne que le sevrage
     
    tu le représenteras mieux
     
    aux yeux du monde
     
    il faut passer à vide
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    sous l'esthétique
    la plus rigoureusement recherchée
    se cache le véritable visage de la laideur
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    se vider
    ou
    refuser de se vider
     
     
    à force de ne rien avoir
    on voudrait tout garder
     
     
     
     
    je représente un dépotoir
    celui des détritus de tous mes manques
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    on chiale
    se répandent merde et barbaque
    sur la beauté du monde
     
    ouvre la bouche
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    December 31

    l'espace en question

     
     
     
    que des yeux clos
    sur d'atroces paradis
     
    comme on voudrait effacer l'enfer
    December 30

    question d'espace

     
     
    est-ce la parole qui efface le silence
    ou le silence dit qui efface la personne ?
     
    pourtant rien n'efface le ciel
    December 01

    moire à lèvres

    recommandation:
     
    mettre du moire à lèvres plus souvent
    elle gardera les mots au chaud
    le souffle ouvert et juste vibrant
    ... il ne faudrait pas que les mots meurent dans la bouche
     
    pour qu'ils sortent d'entre les lèvres
    poussez gentiment avec votre poitrine
    après avoir défait vos garrots de gorge
    puis tirez les un peu par la manche
    mais surtout avec vos cils
    November 28

    chuchotis et tatonnements - 2

     
     
     
    les lèvres moires à lumière où les sens s'imposent au poète

    chuchotis et tatonnements

     
     
     
    l'ivresse noire du poète ou l'imposition de la lumière
    November 20

    Lancement le 26 novembre à 20h00 à l'Escalier

    Bonjour à tous et à toutes, j'ai reçu ceci par mail ; j'avais lu au printemps, c'était le 30 avril je crois... deux textes Déluge et printemps..et quand tu te retournes.. la soirée était enregistrée et on m'aura choisie pour figurer sur le second compact de l'album Ce qui reste en nous. voilà. je vous remercie.

    Le disque double sera lancé en novembre à Gatineau, Montréal et à Québec. Québec : vendredi 14 novembre soir dans le cadre du Vendredi de poésie au Tam Tam Café. Gatineau : dimanche 23 novembre après-midi au Troquet à 14 heures, jusqu’à 16h ou 17h. Montréal : mercredi 26 novembre soir dans le cadre de Solovox à l’Escalier. Si vous désirez acheter des exemplaires, ils vous seront vendus au prix de 15$. Vous pourrez vous les procurer auprès de votre « représentant local » (AAAO à Gatineau, Solovox à Montréal et le TAP à Québec). Il s’agit d’un disque double, impliquant 32 poètes et 14 musiciens issus de trois régions différentes.

    Titre : Ce qui reste en nous… Disque 1 : Les invitations. 14 poètes de Gatineau, Montréal et Québec, jumelés avec un musicien de leur choix. Enregistrements studios dans les 3 villes. Disque 2 : Les surprises. 18 poètes enregistrés en direct lors d’un micro ouvert dans une soirée à Gatineau, Montréal et Québec). 

     
    Tremplin d'actualisation de poésie (TAP)
     
     
     
     
     
     
    October 22

    oublier (septembre)

    ce n'est qu'une question de geste
    à ta bouche
    la rougeur
    ton pelage
    souple
    la soie
    du regard
    tout l'appel
    sourd
    des noyés
    enlacés
    sombres dans la blondeur des ajoncs



    dans la blondeur sombre
    des ajoncs tanguent l'eau
    où ni ta langue
    ni tes yeux
    ne


    pelage flou noyure
    parée
    mon ange
    amour
    tout le lourd te mord
    te prend tout
    le bras
    ventre
    bleu

    est-ce la mer
    où le ciel

    oublier
    ce n'est qu'une question de geste

     

    http://forum.aceboard.net/177897-337-7704-0-oublier.htm#vb

    29-09-008

     


    October 21

    amour et ocres

     

     

    m'effeuille l'heure

    et l'eau ne pleure

    ne silence non

    dans la froidure

    n'arbre plus

    ni d'écorce mon amour

    dort

    ne m'endort toi

     

     

     

    aux ombres mauvissantes les caches et les fourrures livrées toutes

    comme en passion les traits fendus lumineux dans l'écho vaste et la buée

    tes désordres la foison que tu débordes sauvage en fouettant vif à vif

    les lieux de corps et d'arbres

    vas vas encore jusqu'à fourbir aux entrelacs des fenaisons odorantes

    vas et gorge de sève de suc les dernières tiges contre

    la brume avance sa bouche goulue

    vas et défis-la de tous tes feux

    fouette le creux du val

    et l'orée encore

    et ne rends ni tes armes ni ton soupir

    ni maintenant

    ni dans les givres

     


     

    October 20

    - suite d'Ocre

     
     
                                  à Morgan.
     
     
    Automne bel Automne  me foule à tes rousseurs
    et ton sang
    danse intense le tout jeté en mes yeux
    viens mourir troublé dans le poudroiement
    tes semences folles envolées
    et libres enfin tes mains toutes glissent chantent
    ce chant si doux mêlé de vent au délire des socs
    mon amour toi couché dans les eaux et les vals
    toi amour étendu dans la couche somptueuse préparée
    et tes corps si drus
    bandés d'écorces
    dans tout ce ciel
    viens
    viens prendre le dernier rêve d'Été
     
     
     
     
     
     
     
     
    October 16

    Octobre, mon amour


     

     

     

     
     
    n'arrivons plus à joindre
    nos doigts
    s'effilochent
    dans le ciel
    au rythme des oies
    les feuilles
    d'ocre et de sang
    sortent
    de ta bouche

     

     

     

     


    October 15

    je ne sais plus

     
     
    il n'y a rien  à dire
    rien qui change
    ou bouge
    sauf des mirages
    dans tes miroirs
    gestes
    oeil
    pente du sourire
    des qui trichent
    et des qui mentent
    il n'y a rien
    à dire ou alors
    ou alors je ne sais plus
    comment ouvrir
    je suis
    cet arbre qui se ferme lent
    haut
    je suis dans le replis
    où les mains d'or chutent
    savament dans l'air
    où tu respires
    les cheveux dans mes cheveux
    mes odeurs humides
    et mes semences
    au lit froid des bêtes où je
    voudrais t'embrasser
    que tu bouges
    dises quelque chose
    ouvre tes lèvres
    à boire tes buées
    je suis cet arbre qui se ferme lent
    haut
    je suis
    dans le replis
    des mains d'or
    chutent
    où tu respires
     
     
    August 22

    (ne pleure comme si ) toute l'eau partie, l'amour tout

     

     

     

                        DSCF2010

    \catrin\photo\malbaie\fossiles 

                                              ne pleure comme

                                              si toute l'eau

                                              partie l'amour tout

                                              au roc assoupie

                                              et les cheveux de mer

    tout m'enroule dans longuement dormir tes songes

    anse aux bras blancs si doux loin par mourir lente

    des souffles des danses fleurent et s'ondulent

    les algues les polypes t'en souvient-il leur rut

    bal des laitences volutes et pour toi seule, mer.

     

     

     

     

    August 20

    les espaces entre moi

     
     
     
     
    et entre les espaces et
    la séparation le coeur
    la pensée - des eaux
    ce qui me compose
     
    des flux
    continument remontés
    par faisceaux longs
    en tissages de mémoire
    entrelacement infimes fluides
    espacement  recommencés
    par ce geste
    le même
    (ce même geste)
    assis
    posés
     
     
     
     
    espacer des atomes
    proches
    dans une élongation très pure
    un collier numineux
    au chant de la méduse
    vibre
     
    dans ton aura
     
    rien ne sera jamais plus pareil
     
     
     
     
     
    August 19

    (ne pleure pas) comme si les espaces

    comme si les espaces étaient inutiles
    comme l'espace entre les côtes l'espace entre tes bras
    comme si celui qui sépare tes yeux ou
    une rive de l'autre, ta rive ma rive
    nous arrive de si loin parce que
    la respiration s'étire s'envole ou s'écoute
    qu'en sais-tu de la nécéssité de cet espace
    entre moi, moi et le monde et moi 
    la séparation entre le coeur la pensée
    comme entre la mer par grandes bordées
    c'est pour mieux submerger mes continents
    mon espace à s'étendre entre des  sphères
    atomes poussières rêves planètes  ou lunes
    qu'en sais-tu si les espaces ne manquent
    comme ce qui manque à comprendre à aimer
    ce qui est à juste respirer par les yeux même
    parce que tout le reste a été dévoré comme
    tout ce que tu ne te donnes pas par manque
    manque de temps par manque d'amplitude
    de compréhension des espaces et de leurs espaces
    à savoir cet espace oui celui-là particulièrement
    celui que tu voudrais me refuser
    parce que
    que ferais-tu
    quand
    il n'y aurait plus
    d'espace
    par ta faute
    tout collé
    d'étranglement a ressembler
    très vite trop pressé comme tous
    à nos villes qui s'étouffent nous empilent
    en écrasant la terre la forêt les bêtes belles
    sauvages libres comme folle nature
    à juste vivre d'espace
     
    et sinon que serais-tu