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November 09 ravages ( essai ) / renversement et note + mon impatience 15 novembre : - (re modelage)
dans l'effritement et sa lenteur d'arme
glisse et chuinte une presque tristesse
ombrage
à allongement des signes
une vasque
au miroir tremblant
soudain entre grises griffures
qu'illuminent changeantes
un balancement souples pervenches
d'entre les lèvres bleuies
ne pâlissent nulle plainte
que les ramures
brillantes de l'éclat
fugace
mais certain d'un roulement d'encolure
et comme la bête s'étire
et plonge
au remuant ébroué des ondes
s'élabore l'entonnement
se murmure la charge pleine
des nuées
gronde tremble alors
l'étendue que sauvages des ruts ravagent
à l'enjambement s'ouvre
et suspend à l'instant
le saut du jour
l'arbre couché
ne relève son corps roué des fouets et morsures
mille saisons accourent
vêtues d'élythres
de fougères
et de cristal
dessous le brun et fauve manteau
aux si rouges tavelures
des hanches blanches
à la matité de craie rusent
une voix liquide
ainsi la myriade envolée
que pareille à des grappes oranges
vrombit
lointain ramage
salue d'un dernier stridule
un sillon invisible
trace aux ventres chauds
et fumants des fourrures
où les pluies
de bois et de velours
laissent pantelantes des jeunesses
des écumes et des ors dansantes
comme promesses belles d'amours
les jours vaincus
des champs de lames
aux trop mortelles étreintes
renversement ( carnet )
aux trop mortelles étreintes
des champs de lames
les jours vaincus
comme promesses belles d'amours
des écumes et des ors dansantes
laissent pantelantes des jeunesses
de bois et de velours
où les pluies
fumants des fourrures
tracent aux ventres chauds
un sillon invisible
un dernier stridule
lointain ramage
vrombit pareille à des grappes oranges
ainsi la myriade envolée
cette voix liquide
à la matité de craie rusent
des hanches blanches
dessous le brun et fauve manteau
aux si rouges tavelures
de cristal de fougères
vêtues d'élythres
mille saisons accourent
ne relève son corps roué
l'arbre couché
le saut du jour
se suspend à l'instant
l'enjambement s'ouvre
l'étendue que sauvages des ruts ravagent gronde tremble alors
des nuées
se murmure la charge pleine
s'élabore l'entonnement
au remuant ébroué des ondes
et comme la bête s'étire et plonge
d'un roulement d'encolure
brillantes d'un éclat fugace
les ramures ne pâlissent nulle plainte
d'entre les lèvres bleues
un balancement de souples pervenches
illumine soudain
entre grises griffures un miroir
tremblante la vasque allonge
signes et ombrages
chuinte une presque tristesse
dans l'effritement et sa lenteur d'arme
( note )
bus/métro 16 nov 009
..me laisse songeuse encore le renversement de toute cette page ; que fait mon cerveau
et quelle étrangeté fait en sorte que le sens ou l'essence du matériau s'allume, me combustionne une poêlée semblable ?
plus je fricotte moins j'y comprends et pourtant ... l'étonnement est sans doute le plaisir réel de l'exercice..
(mon ami P-Y a bien raison quand il me dit que l'étonnement est le fil à ne jamais perdre)
ce n'est pas que le poème soit bon, c'est toute sa gymnastique intérieure avant le saut, avant le mouvement du crayon
avant l'empreinte concrète...mais l'empreinte n'est-elle concrète que lorsque je trace, ou depuis bien plus tôt encore..
peut-être est-ce un mouvement approchant celui des plaques techtoniques, sensible et invisible
peut-être la terre parle-t-elle plus au travers de nous que nous même ne parlons vraiment ?
... j'en reviens au phénomène et au noumène
toujours est-il que je suis prise avec le texte, à l'endroit ou à l'envers...comme à chaque fois
- laisser reposer puis extraire -
- réfléchir à la note de Bouvier sur la littérature
- ne pas oublier Virginia Woolf sur le banc du bus
22nov009
( remaniement d'impatience ) sur les ravages encore
étreintes
lames vaincues promesses écumes dansantes laissent pantelantes les jeunesses les bois et les velours où les pluies fumants les fourrures tracent un invisible sillon aux ventres chauds stridule lointain
vrombit une grappe orange myriade envolée dessous le brun et fauve manteau aux si rouges tavelures cristal fougères des élythres accourent l'arbre couché le saut du jour suspend
l'instant s'ouvre les ravages grondent tremblent
les nuées murmurent la charge
les ondes s'ébrouent comme la bête plonge éclat fugace les ramures pâlissent une plainte entre les lèvres les pervenches
balancent illuminent la vasque allonge des signes chuintent des ombres
dans l'effritement et sa lenteur (note du carnet)
je m'impatiente, juste entre entendre l'ancienne langue, la langue d'un autre monde, écriture des autres aussi, sur lesquelles se compose une autre taillée lentement en des lieux que l'ancienne langue ne connaît plus, ne connaîtra pas, ne pourra peut-être pas, et pour laquelle il n'y a pas de livre, il n'y en aura pas, pour laquelle il n'est pas d'enseignement parce que autre, autre et nouvelle, et puis, ce qui m'appelle et que je ne peux nommer parce que je ne le reconnais pas encore, de ne pas y être, pas encore, mais juste sentant poindre, comme on pressent sans rien pouvoir définir, porter sans pouvoir dire ni transcrire ou transmettre, que mon impatience seulement, et seulement mon impatience se dessine comme un toucher de forme dans un espace intensément sombre, sombre ou asbtrait, et cette sensation étrangère comme savoir que l'on palpe quelque chose sans que cette chose soit encore, ni dans la forme, ni dans la texture, ni dans rien... juste tenir,
peut-être faut-il juste tenir et laisser tout le reste se faire
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