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Catrin /¤/en construction

jardin de constellations
vous, aimés du silence, je cherche vos chemins, lieux, respirations et buées
(des forums à vivre ou à lire)
11月22日

tu es une forêt / cinquième

 
* tu es une forêt
 
 
 
 
 
 
un méandre de fusain
la brume déchire les glissements
 
chuintent bronzes et cuivres doux
dentelures dont le sol crépite
 
 
invisible
 
 
 
 
 
 
des échos le métal très loin un miroitement de verre
un peu plus de silence
dessine
ta main
sur un chêne
 
 
 
te semble irréelle
 
 
 
 
 
la part de toi qui court et
                       hurle
la pante abrupte 
la montagne
regarde
tes yeux de loup
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
11月14日

tu es une forêt \ quatrième

 
 
des sons ruissellent sous
les fagots d'enfances
               nous préparons des feux
 
chaque branche promet l'embrassement
 
 
 
*
 
 
 
longe une sente étroite et haute
entre
chaque heure
les épines
disent le futur
sur ta peau
 
 
 
*
 
 
 
comme les minutes griffent ta poitrine
leurs minuscules dents
atisent mon désir
 
 
 
*
 
 
assise dans l'écorce
l'humide parfum des rousseurs
me fume
la buée
 
j'aspire
je ne peux qu'aspirer
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
11月9日

ravages ( essai ) / renversement et note + mon impatience

 15 novembre : - (re modelage)
 
 
 
 
 
 
dans l'effritement et sa lenteur d'arme
glisse et chuinte une presque tristesse 
ombrage
à allongement des signes
une vasque
au miroir tremblant 
soudain entre grises griffures
qu'illuminent changeantes
un balancement souples pervenches
 
d'entre les lèvres bleuies
ne pâlissent nulle plainte
que les ramures
brillantes de l'éclat
fugace
mais certain d'un roulement d'encolure
et comme la bête s'étire
et plonge
au remuant ébroué des ondes
s'élabore l'entonnement
se murmure la charge pleine
des nuées
 
 
gronde tremble alors
l'étendue que sauvages des ruts ravagent
à l'enjambement s'ouvre
et suspend à l'instant
le saut du jour
l'arbre couché
ne relève son corps roué des fouets et morsures
mille saisons accourent
vêtues d'élythres
de fougères
et de cristal
 
dessous le brun et fauve manteau
aux si rouges tavelures
des hanches blanches
à la matité de craie rusent 
une voix liquide
ainsi la myriade envolée
que pareille à des grappes oranges
vrombit 
lointain ramage
salue d'un dernier stridule
 
un sillon invisible
trace aux ventres chauds
et fumants des fourrures
où les pluies
de bois et de velours
laissent pantelantes des jeunesses
des écumes et des ors dansantes
comme promesses belles d'amours
les jours vaincus
des champs de lames
aux trop mortelles étreintes
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 renversement ( carnet )
 
 
 
 
 
  
aux trop mortelles étreintes
des champs de lames
les jours vaincus
comme promesses belles d'amours
des écumes et des ors dansantes
laissent pantelantes des jeunesses
de bois et de velours
où les pluies
fumants des fourrures
tracent aux ventres chauds
un sillon invisible
 
un dernier stridule
lointain ramage
vrombit pareille à des grappes oranges
ainsi la myriade envolée
cette voix liquide
à la matité de craie rusent 
des hanches blanches
dessous le brun et fauve manteau
aux si rouges tavelures
 
de cristal de fougères
vêtues d'élythres
mille saisons accourent
ne relève son corps roué
l'arbre couché
le saut du jour
se suspend à l'instant
l'enjambement s'ouvre
l'étendue que sauvages des ruts ravagent
gronde tremble alors
 
des nuées
se murmure la charge pleine
s'élabore l'entonnement
au remuant ébroué des ondes
et comme la bête s'étire et plonge
d'un roulement d'encolure
brillantes d'un éclat fugace
les ramures ne pâlissent nulle plainte
d'entre les lèvres bleues
 
un balancement de souples pervenches
illumine soudain
entre grises griffures un miroir
tremblante la vasque allonge
signes et ombrages
chuinte une presque tristesse 
dans l'effritement et sa lenteur d'arme
 
 
 
 
 
 
 
 
( note )
bus/métro 16 nov 009
..me laisse songeuse encore le renversement de toute cette page ; que fait mon cerveau
et quelle étrangeté fait en sorte que le sens ou l'essence du matériau s'allume, me combustionne une poêlée semblable ?
plus je fricotte moins j'y comprends et pourtant ... l'étonnement est sans doute le plaisir réel de l'exercice..
(mon ami P-Y a bien raison quand il me dit que l'étonnement est le fil à ne jamais perdre)
 
ce n'est pas que le poème soit bon, c'est toute sa gymnastique intérieure avant le saut, avant le mouvement du crayon
avant l'empreinte concrète...mais l'empreinte n'est-elle concrète que lorsque je trace, ou depuis bien plus tôt encore..
peut-être est-ce un mouvement approchant celui des plaques techtoniques, sensible et invisible
peut-être la terre parle-t-elle plus au travers de nous que nous même ne parlons vraiment ?
... j'en reviens au phénomène et au noumène
 
toujours est-il que je suis prise avec le texte, à l'endroit ou à l'envers...comme à chaque fois
- laisser reposer puis extraire -
- réfléchir à la note de Bouvier sur la littérature
- ne pas oublier Virginia Woolf sur le banc du bus
 
 
 
 
 
 
 
 
 
22nov009
( remaniement d'impatience ) sur les ravages encore
 
 
 
 
 
étreintes
lames vaincues

promesses
écumes dansantes
laissent pantelantes les jeunesses
les bois et les velours
où les pluies fumants les fourrures
tracent un invisible sillon
aux ventres chauds
 
 
 
 
 
 
 
 
 
stridule           lointain
vrombit
une grappe orange
myriade envolée
dessous le brun et fauve manteau
aux si rouges tavelures
 
 
 
 
 
 
 
 
 

cristal fougères des élythres
accourent

l'arbre couché
le saut du jour
          suspend
l'instant
s'ouvre
les ravages
grondent
 
tremblent 
 
 
 
 
 
 
 
 
les nuées murmurent la charge

les ondes s'ébrouent comme la bête plonge

éclat fugace
les ramures pâlissent
une plainte entre les lèvres
 
 
 
 
 
 
 
 
les pervenches
balancent
illuminent  la vasque
allonge
     des signes
chuintent
des ombres
dans l'effritement
et sa lenteur

 
 
 
 
 
 
(note du carnet)
 
je m'impatiente, juste entre entendre l'ancienne langue, la langue d'un autre monde, écriture des autres aussi, sur lesquelles se compose une autre taillée lentement en des lieux que l'ancienne langue ne connaît plus, ne connaîtra pas, ne pourra peut-être pas, et pour laquelle il n'y a pas de livre, il n'y en aura pas, pour laquelle il n'est pas d'enseignement parce que autre, autre et nouvelle, et puis, ce qui m'appelle et que je ne peux nommer parce que je ne le reconnais pas encore, de ne pas y être, pas encore, mais juste sentant poindre, comme on pressent sans rien pouvoir définir, porter sans pouvoir dire ni transcrire ou transmettre, que mon impatience seulement, et seulement mon impatience se dessine comme un toucher de forme dans un espace intensément sombre, sombre ou asbtrait, et cette sensation étrangère comme savoir que l'on palpe quelque chose sans que cette chose soit encore, ni dans la forme, ni dans la texture, ni dans rien... juste tenir,
peut-être faut-il juste tenir et laisser tout le reste se faire
 
 
11月8日

juste avant l'hiver

 
 
 
en chaque pétale demeure un tressaillement offert par la brise
demeure la sève bue à même le sol où tu marches offert 
à cette brise embrassant des soies et tes soifs que rien n'abuse
ni embrasement de ciel ou brasier cuisant d'un baiser mais
demeure offert au tressaillement du soir où mon sourire persiste
 
 
 
 
 
 
11月7日

musique atonale \ 12

* irréversible
 
 
 
 
les veines sont des pièges à loups
 
un vertige
 
les os tendent les oiseaux s'ouvrent dans la poitrine
 
 
 
refuge
    l'iris une église
 
 
 
le geste juste et
je trouve mes mains pleines de forêts
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

musique atonale \ 11

 
 
* l'invisible
 
 
 
revenir est ce gravir de flanc de montagne si loin
rebours ce même penchement d'efforts
quelqu'impalpable tiraille un centre mais lequel
 
dos à moi
je glisse
dans ma chair
couche tout l'espace
le sang
m'engloutit
plombé
et ce coeur
c'est si lourd
 
 
 
 
 
 
 
 
 
10月24日

- respire encore (entre musique et forêts)

 
 
 
- tous les atomes de l'univers tiennent dans un dé à coudre
Hawking
 
 
 
 
 
 
 
il y aura ce moment que tu attends
la voix parlait tu ne sais où te souviens de te souvenir il y aura ce moment
plus loin le ciel que tu regardes dans la nuit ta nuit plus loin que
il n'y a pas de ciel
 
bleu
la couleur de se souvenir qui t'appelle bleu
ni eau ni vent ni rien n'arrête ce mouvement
l'aspiration que tu respires quelques secondes
quelques secondes un rêve 
ce plongeon
semblent une éternité quelques secondes
 
 
 
 
 
 
 
 
étends la main
chaque fois tu touches ce ciel du ciel qui n'existe que
parce que tu étends la main vers
 
l'étendue l'infime au travers le rêve même
des particules
d'où viennent les rêves
les particules
et ce moment d'où vient-il
d'où viens-tu en ce chemin de sel et de lumière
 
de sel et de lumière et de cette lumière et combien de fois
dans combien de corps
as-tu étendu ce qu'est ta main
en traversant
alors que te respire la lenteur
des étendues
combien
de souvenirs laisses-tu entendre de ce moment
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
l'espacement est-il cette respiration inattendue que ton geste suspend dans l'ouverte transparence
est-ce ce resplendissement
ce qui t'appelle au milieu de ce corps de corps
au milieu de ce que tu appelles à rejoindre comme on veut rejoindre l'autre main
une expansion un souffle lancé pour tout traverser et ouvrir
 
des espaces
encore tout ce que tu n'approches
et pourtant tout cela s'approche
dans la parfaite lenteur d'un souffle dont tu es
il y aura ce moment de te souvenir
tu attends depuis des corps et les corps de tes corps
il y aura ce moment  - respire encore, amour, respire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
10月16日

tu es une forêt (autre)

 
 
 
 
 
ajouré pareillement l'anse un poignet de lente lumière
à s'ouvrir tendre une veine où rien ne fuit ni d'ombre
ce silence dont nul ne revient sans revenir
l'entrée de la source
d'âme l'arbre
 
 
 
 
 
autrefois il y avait ces décombres tu en parles toujours humide des bris
 
chaque minute tu embrassais la cité son métal et la mort t'attend encore
 
 
 
 
 
ramages futaies mauvissantes entre tes grands bois moirés des sèves
et des ors dans parfaitement parfaire l'élan des écorces jusqu'à
s'enlacer verts et cette transparence
des fleurs à tes bouches sonores
où tout nous transpire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

musique atonale / 10

 
 
* palettes à 400
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
I
 
dégager dégage
la poitrine
             l'espace autour du coeur
 
 
 
 
 
 
 
il n'y a que le centre
le tien
le mien
tous les centres centrés des cercles
nos cibles où danser la mer
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
II
 
m'appelle, ne sais 
d'où
qui
n'ai de nom
pas de lieu
                     d'être
 
 
 
 
 
 
 
images d'Italie n'y ai jamais mis les pieds. odeur de ta peau jamais touchée. tout. le rêve de. toi loin toi, loin. une tresse longue. longue ma mère disparue. la pleine nuit. la maison. laquelle. une porte verte. une main d'homme immense. main chaude un peu rousse la senteur forte du tabac brun la paille une barbe. un son peut-être grave. la chanson pour dormir la chanson pour dormir pour dormir la chanson
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
III
 
d'eau or e s p a c e m e n t la brûle dire
ni soif juste
lumière d'ombre lum
reste
       ste                            c'est l é g e r
                                    étrange
 
peur de quoi, tu dis ?
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
il n'y a pas de vrai choc n'y a
de cri ni rien     sortir
sortir de l'Eau l'eau de retourne
à la mer                          qui m'arrache?
iuq ehcarra'm
les écrans des mensonges tu triches
avec mon coeur tu triches toujours avec mon
rends-moi mon
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
suis  
            
        j
 
 
 
 
 
 
 
10月12日

musique atonale

9
 
 
*5cc d'adrénaline
 
 
 
 
 
 
un rien d'espacement
entre le corps
et le corps
 
 
 
 
c'est froid du métal froid dans
         le coeur ?
 
la mer 
la mer les grands cercles des fleurs de chairs pulsantes palpent et avalent la vie le plancton
les cétacés brouttent avalent la mer toute lavée des glaces qui glissaient entre
deux pôles la mer montée haute avale le monde les îles Venise sous les yeux tranquiles des clypéastres
des pierres d'Histoire une nouvelle Atlantide nous
la mer le monde la mer surtout
 
 
 
la douleur de soudain le choc la lumière brûle tout l'air brûle
dans la couleur brûle de qu'est-ce que le coeur déjà ?
 
 
 
 
à revenir de toi les yeux ouvrent
 
 
 
 
 
 
 
 
lenteur d'immersion et diverses mesures
第 1 张,共 12 张
à ouvrir
作者 
作者 
en voici de pleins paniers

G. Catrin

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地点
兴趣
YOU WILL ADAPT(7of9/Voyager)
&
THERE IS NO SPOON(The Matrix)
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Fleur de mai发表:
 
À toi Catrin,
 
je veux juste dire
que la profondeur de ton univers m'émeut, vraiment.
Toute une constellation.
Tout un monde autour de toi.
 
Alors touchée, coulée.
J'y reviendrai souvent.
Tu as vraiment la brillance d'une étoile...
Vers l'infini et plus loin encore...

Moi, juste moi, petite poussière quelque part dans l'univers

5 月 24 日